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La fille en rouge
Réalisateur Gene Wilder
Avec Gene Wilder, Charles Grodin, Joseph Bologna, Judith Ivey, Kelly LeBrock
Producteurs Victor Drai
Scénaristes Jean-Loup Dabadie, Yves Robert et Gene Wilder
Compositeur John Morris et Stevie Wonder
Teddy Pierce (Gene Wilder) est perché, en robe de chambre, sur la corniche d’un immeuble. Devant cette situation grotesque, il se remémore ce qui l’a amené là. Tout a commence quatre semaines plus tôt lorsqu’il arrivait à son travail. Garé dans le parking de l’immeuble, il a assisté à une scène qui l’a fasciné : une très belle femme (Kelly LeBrock) en robe rouge a « joué à Marilyne Monroe » sur une bouche d’aération, dévoilant des jambes sculpturales et une délicieuse petite culotte rouge.
Jusque là Teddy était un mari dévoué et fidèle, mais, pris par le démon de la quarantaine, il décide de suivre la femme qui se rend à l’étage où il travaille. L’observant depuis son bureau, il décide de prendre son courage à deux mains et appelle le poste téléphonique du bureau où elle se trouve. Malheureusement, sa vue est alors masquée et il ne se rend pas compte qu’il vient d’inviter l’une de ses collègues, une vieille fille coincée, à dîner…
« La fille en rouge » est un remake du film français « Un éléphant ça trompe énormément » écrit et réalisé par Yves Robert avec Jean Rochefort, Claude Brasseur, Guy Bedos et Victor Lanoux. Le film français a d’ailleurs été suivi du célèbre « Nous irons tous au Paradis ». Cette version américaine est adaptée par Gene Wilder qui s’était fait remarquer comme acteur dans le film « Tout ce que vous vouliez savoir sur le sexe… » de Woody Allen.
Le film est lancé de la même manière que la version française, mais Gene Wilder y a inclus quelques clins d’oeils au cinéma américain, avec cette scène de la robe, directement tirée de « sept ans de réflexion ». La trame générale suit tout de même très fidèlement celle du film français et c’est sans doute son plus grand défaut. Même si Gene Wilder s’en sort assez bien, les autres acteurs n’ont pas la stature de Claude Brasseur ou de Guy Bedos. Il manque une certaine finesse dans les situations et le rythme s’essouffle un peu trop en milieu de film.